Les Calédoniens étaient 268 767 au recensement de 2014. Au recensement de 2019 elle est de 271 407 habitants . C'est la population d'une ville moyenne.
Sur une superficie de 18 575 km2 il y a 14 habitants au km2 pour l'ensemble de la Nouvelle Calédonie et 5 habitants au km2 hors de l'agglomération du grand Nouméa (communes de Nouméa, Mont-Dore et Dumbéa).
67 % de la population est dans l'agglomération du grand Nouméa (sa population totaliserait actuellement 179 509 habitants). La croissance de cette population urbaine est de 1.88 % par an depuis le recencement de 1996 alors que la croissance hors Nouméa a été de 0.70 % par an sur la même période. C'est à Nouméa que se fait l'essentiel de la croissance de la population Calédonienne.
Communautés
Les Calédoniens c'est une population diverse. Ses communautés, souvent appelées "ethnies", terme malheureux et inexact, sont en fait des groupes sociaux-culturels avec un métissage notable et parfois important.

Outre les Mélanésiens (Kanak), Européens, Wallisiens, Océaniens, Indonésiens et Vietnamiens pour les communautés les plus importantes, il y a des Calédoniens descendant de populations venues d'Inde (Indiens des anciens comptoirs français), de la Réunion ("Bourbonais" du temps où elle s'appelait île Bourbon), d'Afrique du Nord (déportés Kabyles qui s'étaient opposés en 1871 à la conquète de l'Algérie), des Antilles et du Japon (bien que rapatriés lors de la dernière guerre, les Japonais ont laissé des descendants métis). Les membres de ces groupes mineurs et souvent métissés se considèrent soit de leur communauté d'origine, soit "Européens" soit "Calédoniens" ou "autres" ou appartenant à plusieurs communautés.
Au recensement de 2014 (voir graphique ci-contre) la communauté mélanésienne autochtone (Kanak) constitue 39.05% de la population. Les Européens 27.24 %, les Wallisiens 8.16 %, les Polynésiens 2.09 %, les Ni-Vanuatu 0.96 %, les Indonésiens 1.44 %, les Asiatiques (Vietnamiens essentiellement) 0.93 % et un ensemble "divers" de 12.3 % comprenant les Calédoniens déclarant être de plusieurs communautés 8.56 %, les non déclarés 2.46 % et ceux d'autres communautés 1.28 %.
Le recensement de 2019 est moins détaillé pour l'analyse des communautés. Par rapport au total, la communauté mélanésienne constitue alors 41.21 %,les Européens 24.13 %, les Wallisiens 8.30%, plusieurs communautés 11.33%, les autres communautés 7.55% et les non déclarés 7.48% .
Ceux qui se déclarent simplement être "Calédoniens" et ceux qui déclarent appartenir à plusieurs communautés font un sixième de la population, une proportion qui croit de recensement en recensement. C'est un indicateur de la croissance du sentiment d'appartenance à une identité spécifique à la Nouvelle-Calédonie.
La population européenne est elle même partagée entre ceux établis depuis des générations et les métropolitains (plus de 60 % des Européens) non nés sur le territoire mais dont les enfants nés en Calédonie sont associés à la nouvelle génération de Calédoniens.
La réalité socio-ethnique calédonienne est donc autrement plus complexe que la simpliste dualité blanc-noir souvent présentée par les média de Métropole. La notion d'autochtone est altérée par le métissage. Héritage de l'époque coloniale, le cloisonnement de la communauté mélanésienne est néanmoins un problème persistant malgré une nette amélioration et la volonté de rapprochement. Bien des inerties et préjugés hérités du passé restent encore à surmonter. La mise à niveau de la communauté mélanésienne en termes économiques et d'égalité des chances n'est pas encore réalisée.
Stagnante jusqu'à 1956 la croissance de la population est forte depuis ce recensement, elle a quintuplé comme le montre ce graphique. Aujourd'hui c'est une population jeune (33% de moins de 20 ans). Toutefois, depuis les exactions de 2024, beaucoup de métropolitains ont quitté le territoire et la population totale a probablement diminué.


