croixdusud.info Nouvelle-Calédonie

Les anciens marins baleiniers retirés en Nouvelle-Calédonie

Ces anciens baleiniers anglais s'installèrent dans la 2ème partie du XIXème siècle à Ro, au nord ouest de Maré, île pourtant baptisée par les baleiniers et santaliers "l'enfer des mers du sud".

John Robertson John Robertson

Georges Imber, s'établit à Ro vers 1860, auprès de la mission du pasteur Jones. C'est à lui qu'aurait appartenu le chaudron à faire fondre la graisse qui s'y trouve encore. Sa fin de vie fut apparemment calme. Il laissa une descendance.

John Jackson, de son vrai nom William Damper. Né en 1820 en Angleterre, il fut matelot sur des baleiniers et visita toutes les côtes du Pacifique, la Californie, le Pérou, le Chili, la Nouvelle-Zélande, la Tasmanie, l'Australie, la Papouasie. Tatoué sur la figure, les bras et la poitrine, il se fit appeler "Cannibal Jack", "Jack the cannibal killer" et "Silver eyes". Il trafiqua dans toute la région. On le retrouve à Hienghène, aux îles Belep, à Lifou, aux Fidji, dans l'archipel des Nouvelles-Hébrides. Il finit sa vie à Maré où il rejoint son compatriote Georges Imber. Il aurait servi de leurre pour arraisonner des navires baleiniers. On lui a reproché d'avoir été un trafiquant d'armes. Il mourut en 1891 à Ro en laissant une descendance exceptionnelle, avec ses soi-disant 38 enfants. Il a rédigé sous son vrai nom de Diaper un cahier de ses aventures, publié en 1928 par le Révérend James Hadfield, sous le titre " Cannibal Jack, the true autobiographie of a white man in the South Pacific ".

John Robertson, alias Robesen qui faisait du commerce maritime à partir de Ro. Les pères Gaide et Beaulieu qui eurent affaire à ses services entre 1875 et 1880, le qualifient de "vrai frère de la côte". Il mourut vers 1891-92. C'est sa tombe que l'on trouve à Ro. S'agit-il du même John Robertson, ou d'un homonyme qui, sur un navire pêcheur tasmanien le Caroline, avait quelques mois avant l'arrivée du baleinier français Jean-Bart à Chatham, employé des Zélandais au nettoyage des carcasses de baleines qu'il capturait et n'aurait pas payé le prix convenu ? Les Zélandais se seraient vengés en massacrant l'équipage du Jean Bart à la fin de l'année 1838. Rappelons également qu'en juillet 1842, la baleinière du Caroline fut attaquée à l'Île des Pins. Qui était réellement ce John Robertson?

Sources : enquête et recherches d'Alain Le Breüs, 2002. Bulletin SEHNC n° 76 - 1968

<= retour