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L' histoire des concessions de Goro : du fer au nickel et cobalt.

Le gisement de fer de Goro était couvert par des concessions appartenant à une société sous contrôle de japonais. L'exploitation fut arrêtée par la seconde guerre mondiale. A la fin de celle-ci le gouvernement Français confisqua tous les biens des japonais en Nouvelle-Calédonie. Il plaça ainsi sous séquestre les concessions couvrant le fer de Goro. Dans les années 50 il ammodiat ces concessions au Bureau Minier de la France d'Outre-mer lequel devint en 1959, par fusion avec d'autres établissements géologiques et miniers de l'Etat, le BRGM.

La réglementation minière calédonienne reconnait que le nickel et le cobalt sont associés (et le chrome également) au fer, dans les latérites de Nouvelle-Calédonie. Les concessions pour exploiter le fer sont dès lors aussi valables pour le nickel et le cobalt. Ainsi elles furent prospectées pour ces substances en 1968-1970 par un consortium Franco-Canadien ayant pour opérateurs le géant du nickel Inco et le BRGM. Ces prospections aboutirent à la découverte, sous le gisement de fer, d'un gisement de nickel-cobalt latéritique reconnu comme l'un des plus grands et des plus riches du monde. Toutefois le projet d'exploitation envisagé à cette époque, n'a pas été conduit à terme.

En 1975 le gouvernement français céda les concessions au BRGM qui, à son tour les céda à la société Goro Nickel (GNI- constituée entre Inco, 85 % et le BRGM 15%) en 1992. Un grand projet métallurgique fut alors lancé.

Il a débouché en 2002 sur la mise en construction d'une usine de traitement hydrométallurgique devant entrer en production à partir de 2005. Des retards ont été induits par des dépassement de coûts mais, à terme, il est probable que cette usine sera le plus gros producteur de nickel métallurgique de Nouvelle-Calédonie et l'un des tous premiers producteurs de nickel et de cobalt du monde.

Ainsi sur les mêmes concessions une exploitation et production métallurgique de nickel et cobalt de classe mondiale succèdera à une petite mine de fer ayant appartenu à des japonais.

J.J. Espirat