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Zoreille
Extrait du dico de bout-du-monde
n.m. S'écrit zoreille ou zoreil. Citoyen français de la Métropole. L'origine de ce nom connu dans l'outre-mer français et très employé en Nouvelle-Calédonie, est sujette à controverse. Ce nom viendrait de l'île de la Réunion (du temps où elle s'appelait encore l'île Bourbon). Zoreille a un caractère plutôt désobligeant mais parfois, peut être exprimé amicalement. Zoreille est quasiment une insulte, mais souvent en fait une boutade, si employé par un Calédonien à l'égard d'un autre Calédonien. Zoreille est souvent précédé d'un qualificatif non publiable qui rend l'expression encore plus désobligeante, mais il y a aussi le bon zoreille qui est le Métropolitain bien intégré et sympathique et donc qui ne présente pas les tares prêtées aux autres zoreilles. Zozo est dérivé de zoreille avec un sens plutôt gentil. Zor qui est un autre dérivé a un sens plus désobligeant que zoreille. Voir aussi les noms équivalents que sont cinq cinq, métro, vingt deux mille, zam et, récemment, Joinville, le bon zoreille de la Brousse en folie. Les noms imagés ne manquent pas pour désigner les gens de Métropole. L'archétype du zoreille c'est le fonctionnaire métropolitain qui vient faire un séjour de 3 ans en Nouvelle-Calédonie avec un salaire augmenté, qui a touché la prime, qui néanmoins dépense peu en Nouvelle-Calédonie d'où une réputation de radinisme (voir cinq-cinq), qui a des diplômes dont il fait un certain étalage en donnant des explications sur beaucoup de choses dans un langage considéré comme trop savant. En général le zoreille s'adapte et, au bout d'un certain temps, développe de nombreuses similarités avec les Calédoniens tant par le langage que par la tenue et les habitudes.